Chapitre 2:
Quand je repris connaissance, j'entrouvrais les yeux pour savoir où en était la situation. Suis-je morte ? Le cauchemar est-il terminé ? Où suis-je ? Quand ? Pourquoi ?? Tant de questions sans réponses... Quand ma vue redevint normale, j'examinais les alentours : J'étais toujours dans cette maudite ruelle. Mais ce que je vis était tout autre que ce que j'avais imaginer : les agresseurs étaient toujours là mais, cette fois, se n'était plus contre moi qu'ils en avaient. L'homme que je vis arriver avant de m'évanouir se battait contre ses fumiers qui n'avaient, Dieu merci, pas fini leur activité perverse et cruelle. Ils ne m'avaient ôté que mon chemisier et mon pantalon. Grâce au ciel, je portais encore mes sous-vêtements. Le froid m'empêchait de bouger. Je voulais quitter cet endroit au plus vite. Le bel homme était blond, petit mais surtout, très courageux. Il m'a sauvé la vie et maintenant risquait la sienne contre ces gaillards. Il avait l'air de bien s'en sortir et cela m'étonnait. Il n'avait pas la carrure d'un athlète comme mes agresseurs mais réussissait tout de même à leur tenir tête. Il en avait déjà étalé deux. Le troisième était plus coriace et mon sauveur avait du mal à s'en débarrasser. Sous le choc, je sentais que j'allais encore m'évanouir. Mon dernier souvenir avant de me rendormir fut la vision de l'homme blond coller son poing dans la figure de l'agresseur. Ensuite, plus rien. Je pouvais encore sentir le vent froid souffler sur mon corps à moitié dénudé. En cette froide nuit de Novembre, j'ai rencontré celui qui fut la pièce maîtresse de mon destin.
Je me réveillais une nouvelle fois allongée dans cette ruelle lugubre et sombre et me remémora le cauchemar de mon agression. Mais ce qui m'intéressait le plus était de savoir où était mon sauveur afin que je puisse le remercier. J'avais toujours aussi froid, la neige recouvrait peu à peu mon corps immobile et glacé. J'avais retrouvé du regard l'homme blond : Il était penché sur une de ses victimes salement amochée. En effet, il y avait beaucoup de sang à terre et je me demandais bien comment tout ce fluide corporel pu s'échapper en telle quantité des carcasses des agresseurs. Le jeune homme s'avança vers moi d'une démarche virile, bien qu'il boitait légèrement. Il avait la bouche ensanglantée et à ce moment là, je voulais l'aider à mon tour en le soignant. Il se pencha sur moi, ses bras de part et d'autre de mon corps. Il me demanda de sa voix chaude et suave :
« Est-ce que vous allez bien ? Ils ne vous ont pas fait trop de mal ? Mon c½ur battait au son de sa belle voix réconfortante et rassurante. Je lui répondis :
_Je ... Je crois que ça va... Je ne sens plus mon corps !! »
Une larme s'échappa de mes yeux rouges et fatigués. Il la sécha de ses doigts délicats et me demanda de ne pas pleurer tout en me fixant à travers ses beaux yeux marron. Des frissons traversèrent tout mon être, causés par ce regard. Un regard que je n'allais pas oublier de si tôt. Il retira son grand manteau noir et le passa sur mes épaules, laissant paraître son torse nu et ses muscles saillant. Il devait avoir froid maintenant à cause de moi. Mais lui avait encore un pantalon ! Mes vêtements étant déchiquetés, je n'avais plus rien. Il tenta de me porter, mais je refusai. J'avais juger avoir déjà assez solliciter son aide. J'essayai donc de me lever malgré ma fatigue intense mais mes pieds nus sur le sol froid refusaient d'obéir. Il insista et cette fois ne me laissa pas le choix. Il se saisissait de moi comme si je ne pesais que quelques grammes. Malgré ses blessures, il arrivait tout de même à me porter. Je trouvais cet homme extraordinaire. Il ne voulait plus me lâcher, et moi je ne voulais pas lui échapper. Je me blottissais contre lui et son parfum envoûtant me faisait somnoler. Il me fixa, puis me dit :
« Rendormez-vous, je vous emmène dans un endroit sûr. » J'obéissais.
Voila! Vos avis?? ^^